Ecouter son cœur : qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Comment fait-on ?

Ecouter son coeur

Chers lectrices, chers lecteurs,

Nous avons fait appel aujourd’hui à une invitée de marque pour répondre à deux questions qui nous hante depuis trop longtemps: Qu’est-ce que ça veut dire concrètement écouter son cœur ? Comment fait-on ?

Cet article est un article invité rédigé par Coralie Thomas-Château, thérapeute en massage, relaxation et gestion du stress. Coralie est aussi l’auteur du livre Enquête de soi. Nous adorons le blog de Coralie, Tu peux le faire, et nous vous recommandons chaudement d’aller y jeter un œil.

Comment suivre la voix de son cœur plutôt que celle de son mental ?

Cette question vous semble-t-elle romantique ? Ou peut-être utopique ? Si nous la prenons au sérieux, elle peut être le point de départ d’une transformation spectaculaire ! En réalité, elle est au centre de toute démarche de développement personnel. Elle est la clé de notre évolution. C’est elle qui nous permet de nous reconnecter à nous-même. C’est elle qui nous apprend comment nous aimer et comment avoir confiance en nous. Pourquoi cette question si essentielle est-elle négligée ? Parce qu’il règne une grande confusion autour du cœur ! Commençons par clarifier de quoi nous parlons.

Qu’est-ce que le cœur ?

 Le cœur symbolise l’amour, la vie, l’essentiel, le centre ou l’unité. Nous possédons tous cette sagesse enfouie au cœur de soi. Cette sagesse réside dans notre âme. Elle contient tout ce que nous avons besoin de savoir. C’est à la fois, le guide et le GPS de notre vie ! L’âme est immatérielle, elle a une vision d’ensemble. C’est pourquoi elle a la sagesse du cœur. Pour l’esprit cartésien, c’est trop subtil, confus et douteux. L’esprit cartésien… parlons-en. 

Qu’est-ce que le mental ?

 Le mental est une construction psychologique qui se développe peu à peu, après la naissance, contrairement à l’âme, éternelle. Le mental, c’est ce qui nous structure. C’est grâce à lui que nous pouvons parler, apprendre, mémoriser, analyser, choisir, discerner, etc. C’est le siège de la pensée. Le mental, ce sont toutes les fonctions opérationnelles qui nous permettent de nous relier aux autres et de vivre dans ce monde.

Prenons quelques images pour illustrer le rôle du mental : l’âme donne les idées, le mental permet de les matérialiser. L’âme inspire l’amour, le mental l’exprime et le concrétise. L’âme indique la destination, le mental organise le voyage. Le mental devrait donc être au service de l’âme, son agent dans la matière. Et dans les faits, ce n’est pas le cas. L’âme est ignorée et méprisée, car invisible donc inexistante.

Le mental fait donc ce qu’il veut, sans visibilité ni sagesse. Son seul objectif est de se prouver qu’il existe au travers de ce qu’il fait et ce qu’il a. Il veut briller, montrer sa rationalité, être reconnu pour ce qu’il réalise. Il cherche en vain à se construire des repères et des références qu’il a déjà dans son âme, mais qu’il ne veut voir.

L’âme est cependant notre part non négociable. Elle s’impose comme elle peut, surtout quand le mental est anesthésié par un échec ou une blessure d’orgueil. L’âme est toujours présente et il nous suffit de l’écouter.

Comment distinguer la voix du mental de celle du cœur ?

 Le cœur et le mental s’expriment au travers de notre petite voix intérieure. Ce qui les rend difficiles à différencier. Le cœur donne des idées, de l’inspiration, des images, des ressentis, etc. C’est ce que l’on appelle l’intuition. Le mental, lui, crée des pensées qui génèrent d’autres pensées. Il mouline sans cesse et tourne souvent en rond ! Il agit par calcul et par intérêt, non par amour.

Les idées du cœur font naitre de l’enthousiasme, de la joie et une paix profonde. Dès que le mental s’en mêle, la peur surgit. Le cœur invite toujours à se respecter, à oser, à se faire confiance. Ce que le mental vient immédiatement remettre en question : En vaux-tu vraiment la peine ? Est-ce que tu mérites cela ? Est-ce bien raisonnable ? Tu n’es pas capable ! Il fait culpabiliser. Il humilie. Il accuse. Il ne nous laisse jamais en paix.

Le mental fait tout pour ne pas écouter l’âme parce qu’elle n’apparait pas dans ses radars. On ne lui a jamais appris. On ne lui a jamais apporté la preuve qu’elle existait. On lui a surtout expliqué que tout venait de l’extérieur. Que tout ce qui vient de l’intérieur ne sert à rien (ne pleure pas, ne soit pas triste, soit fort, arrête de rêver, de jouer). Ne te fie pas à ton ressenti, tes émotions ni ton inspiration, ça ne te mènera nulle part !

Écouter son cœur n’est cependant pas une question de croyance. Il suffit de savoir qu’il existe et reconnaitre ses messages. De voir que tout est là. De lui faire plus de place pour entrer en harmonie avec la vie. Pour se laisser flotter dans le sens du courant, plutôt que de se battre pour rien le plus souvent.

Faire taire la voix du mental : comment penser moins ?!

 Voici quelques exemples activités qui calment le mental. Elles ralentissent l’intensité de l’activité cérébrale, comme lorsque nous sommes détendu, entre la veille et le sommeil.

  • La relaxation, la méditation, le yoga, les arts martiaux, le contact avec la nature, par exemple, baissent naturellement la fréquence des ondes cérébrales dans notre cerveau… et le mental avec.
  • Être en compagnie de ceux dont le mental est peu développé : les bébés, les jeunes enfants, les animaux, les arbres, etc.
  • La pratique de la pleine conscience élargie aux activités du quotidien.
  • Les pratiques artistiques : toutes les formes d’expression de sa créativité favorisent le fonctionnement du cerveau droit. Le cerveau gauche lui est le siège de la rationalité et de la logique que le mental affectionne tant !
  • Les activités qui mettent le corps en mouvement (artistiques et sportives).
  • L’humour : rechercher les personnes et les circonstances qui nous font rire ou faire preuve d’autodérision.

Laisser plus de place à la voix de notre cœur 

  • Prendre conscience des différences entre ces deux voix en soi est une première étape. Nous pouvons nous entrainer plusieurs jours (ou semaines) en notant ce qui nous vient à l’esprit pour mieux en discerner la source. Dédiez un carnet pour cela.

Lorsque l’exercice est devenu familier, nous pouvons nous entrainer à voir l’origine du message perçu par rapport à un enjeu particulier, quand nous avons un doute ou un choix à faire.

  • La seconde étape est de choisir ce qui vient de notre âme de manière délibérée. Ce qui se traduira par une prise de risque pour le mental. Une fois que l’on constate que les portes s’ouvrent, que ça marche, nous pouvons enfin laisser le mental à sa place d’exécutant et nous fier à notre cœur.

L’âme sait ce qui est bon pour nous. Ce dont nous avons besoin. Ce que nous voulons. Elle l’exprime sous forme d’idéaux et de rêves qui peuvent nous paraitre fous. Il nous appartient de les identifier et de les réaliser à notre rythme.

Choisir d’écouter son cœur, c’est se faire confiance, comme on fait confiance à quelqu’un que l’on aime. C’est un acte d’amour envers soi. Se faire confiance, c’est développer l’estime de soi c’est-à-dire, la clé de voute pour accéder à tout ce dont on rêve. C’est un cercle vertueux : plus on s’aime, plus on se fait confiance, plus la vie nous sourit.

Quelle relation entretenez-vous avec votre cœur ? Quelle perception avez-vous de votre âme à présent? Êtes-vous prêt à passer à l’action ?

Un immense merci à Coralie Thomas-Château pour cet excellent article ! Si vous en voulez plus, ça se passe ici : Tu peux le faire.

Vous pouvez également vous procurer le livre de Coralie en cliquant ici (lien NON affilié).


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo par Leland Francisco

 

Incoming search terms:

  • quest ce que veut clement

Leave A Response

* Denotes Required Field