La doctrine du Bouddha

la doctrine

Siddhartha s’adressant au Bouddha :

« Ne m’en veuille pas, ô Sublime, dit le jeune homme, ce n’est point pour discuter avec toi, ce n’est point pour provoquer une dispute sur des mots que je t’ai parlé ainsi.

Tu as bien raison de dire que les opinions importent peu. Mais permets moi d’ajouter encore ceci : pas un instant, je n’ai douté de toi ; pas un instant, je n’ai douté que tu fusses Bouddha, que tu aies atteint le but que tant de milliers de brahmanes cherchent encore à atteindre.

Tu as réussi à t’affranchir de la mort. Cette délivrance est le fruit de tes propres recherches sur ta propre route ; tu l’as obtenue par tes pensées, par la méditation, par la connaissance, par l’illumination.

Ce n’est pas par la doctrine que tu l’as eue !

Et voilà ma pensée, ô Sublime : personne n’arrivera à  cet affranchissement au moyen d’une doctrine. A personne, ô Vénérable ! Tu ne pourras traduire par des mots et par une doctrine ce qui t’es arrivé au moment de ton illumination.

Elle contient des choses, la doctrine du grand Bouddha, elle enseigne bien des choses : vivre honnêtement, éviter le mal. Mais il est une chose que cette doctrine si claire, si respectable, ne contient pas : c’est le secret de ce que le Sublime lui-même a vécu, lui seul parmi des centaines de milliers d’êtres humains !

Et c’est aussi pour cette raison que je vais continuer mes pérégrinations…

Non pas pour chercher une autre doctrine, une doctrine meilleure, car je suis sûr qu’il y’en a point ; mais pour m’éloigner de toutes les doctrines et de tous les maîtres et, seul, atteindre mon but ou mourir. »

(Extrait tiré du livre « Siddhartha« )

Ce que nous cherchons ne se trouve pas dans une doctrine unique et chez les autres. Notre propre développement et notre recherche de nous-mêmes sont une quête personnelle.

La meilleure des doctrines, et celle que l’on créer de soi-même et pour soi-même.

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